Pourquoi j'ai créé Bilan+ — l'histoire derrière la plateforme
Il y a quelques années, j’ai réalisé un bilan de compétences.
Pas par obligation — par nécessité. Une perte de sens progressive dans mon travail, le besoin de comprendre ce qui me motivait réellement et la volonté de redonner une direction à mon parcours. Ce moment où l’on sait que quelque chose doit changer, sans savoir encore quoi.
Je suis sorti de cet accompagnement transformé. Bien mené, le bilan de compétences est un outil d’une grande puissance. Ma consultante a su m’écouter, poser les questions qui dérangent et tenir le miroir au bon moment.
Pourtant, en parallèle de cette expérience humaine décisive, l’expérience technique s’est révélée profondément décevante.
Le quotidien d’un bénéficiaire : documents dispersés, allers-retours sans fin
Je suis développeur de métier. J’utilise au quotidien des outils numériques bien conçus. Dans le cadre de mon bilan, je recevais des documents PDF datés, je cherchais des questionnaires égarés dans des fils de mails interminables et je jonglais entre plusieurs versions d’un même fichier sans certitude d’avoir la bonne.
Chaque exercice suivait le même circuit : ma consultante m’envoyait un document, je le téléchargeais, le complétais, le renvoyais ; elle l’annotait, me le retournait ; je corrigeais, et ainsi de suite. Pour chaque outil, chaque exercice, chaque étape de l’accompagnement.
Si ce fonctionnement était laborieux pour un professionnel du numérique, on imagine la difficulté pour un bénéficiaire moins à l’aise avec l’informatique.
L’exemple le plus parlant reste le questionnaire 360° : solliciter une cinquantaine de personnes de son entourage professionnel et personnel pour qu’elles décrivent vos forces et vos axes de progression. Envoyer un document Word de douze pages à d’anciens managers et à des collègues n’était tout simplement pas envisageable — peu l’auraient ouvert.
J’ai donc construit une solution de contournement : un formulaire en ligne, des questions reformulées pour la lecture à l’écran, puis une analyse des cinquante réponses assistée par IA pour en dégager un portrait synthétique. Le résultat m’a marqué — non pas parce que la technologie était spectaculaire, mais parce que le 360° prenait vie pour la première fois.
C’est là que la réflexion a commencé.
Le constat : un métier profondément humain, des outils qui n’ont pas suivi
Le bilan de compétences est avant tout une expérience humaine — la rencontre entre un consultant et une personne en transition professionnelle. Le cœur du métier reste l’écoute, la réflexion et le retour à soi. La technologie ne remplacera jamais cela.
Mais les outils des consultants en bilan de compétences n’ont presque pas évolué depuis quinze ans : un espace de stockage pour les documents, un traitement de texte pour les synthèses, un outil de prise de rendez-vous, une plateforme de questionnaires, un agenda séparé. Cinq logiciels à coordonner en permanence, des bénéficiaires perdus entre les liens, et des heures consacrées à de la logistique plutôt qu’à l’accompagnement.
Les technologies permettant de faire mieux existent pourtant : éditeurs collaboratifs, intelligence artificielle, bases de données métier, API publiques (France Travail, Mon Compte Formation, référentiel ROME). Aucune plateforme dédiée au bilan de compétences ne les avait assemblées dans un produit pensé spécifiquement pour ce métier.
L’idée : construire l’outil qui manquait
Plutôt qu’un outil supplémentaire à intégrer dans un écosystème déjà fragmenté, l’objectif était de concevoir une plateforme dédiée aux consultants en accompagnement professionnel, capable de couvrir l’ensemble du parcours : de la construction du programme à la synthèse finale.
Avec une conviction fondatrice : la plateforme doit s’adapter à la méthode du consultant, jamais l’inverse.
Ce point est central. Les solutions existantes enferment le consultant dans une méthodologie propriétaire. Or chaque professionnel a sa pratique, ses outils de prédilection, sa manière de structurer un parcours. La technologie doit servir cette singularité, pas la remplacer.
C’est pourquoi Bilan+ permet, depuis sa conception, d’importer ses propres questionnaires (PDF, Word, voire document papier numérisé — l’IA les structure automatiquement), de créer ses propres parcours et ses propres documents. L’outil s’efface devant la méthode du consultant.
Ce que nous avons construit
Côté bénéficiaire, l’objectif était d’offrir une véritable expérience d’accompagnement :
- Des questionnaires psychométriques digitalisés et interactifs (RIASEC, Big Five, 360°, valeurs, motivations…)
- Un portfolio de compétences alimenté automatiquement depuis le CV
- Un rapprochement intelligent avec plus de 1 600 fiches métiers ROME, enrichies des données du marché du travail
- Des enquêtes métiers guidées pour structurer la rencontre avec des professionnels
- Un assistant IA connecté à France Travail et Mon Compte Formation, qui connaît le parcours du bénéficiaire et l’accompagne entre les séances
Côté consultant, l’enjeu était de réduire le temps administratif pour libérer du temps d’accompagnement :
- Un tableau de bord de suivi de l’ensemble des bénéficiaires
- Documents, résultats et séances centralisés dans un espace unique
- Des synthèses assistées par IA, croisant toutes les données du parcours, validées par le consultant en quelques minutes plutôt que rédigées en plusieurs heures
- L’export d’audit Qualiopi : les preuves d’accompagnement compilées en un clic
- La transcription des séances intégrée, avec résumé automatique
- Des modèles de parcours (24 h, 16 h, VAE, reconversion) pour ne jamais repartir d’une page blanche
La plateforme est accessible sur ordinateur, tablette et mobile, hébergée en Europe et conforme au RGPD.
Une version bêta façonnée avec les premiers consultants
Avant l’ouverture publique, Bilan+ a été testé pendant plusieurs mois par des consultants en bilan de compétences en exercice, dont Sarah Lieber, fondatrice de Nov’Assist, et Eugénie Didier, consultante indépendante.
Leurs retours ont façonné le produit : structure des parcours revue, éditeur de synthèses repensé, import de questionnaires existants ajouté, espace bénéficiaire simplifié pour convenir à tous les profils.
Sarah Lieber résume l’intention du produit :
« J’utilise l’application Bilan+ développée par Théo, et c’est clairement un vrai tournant dans ma pratique du bilan de compétences.
Elle permet enfin de digitaliser l’ensemble du processus tout en conservant l’essentiel : le suivi humain. Tout est centralisé au même endroit, ce qui simplifie énormément l’accompagnement, aussi bien pour le consultant que pour le bénéficiaire.
Les tests sont directement intégrés et rattachés au dossier du bénéficiaire, ce qui fluidifie le parcours et évite les pertes d’informations. L’application est pratique, intuitive et en plus très agréable visuellement.
Côté consultant, c’est un vrai gain de temps au quotidien. Et côté bénéficiaire, l’expérience est claire, structurée et rassurante.
Une solution efficace qui modernise le bilan de compétences sans le dénaturer. »
— Sarah Lieber, fondatrice Nov’Assist
Eugénie Didier complète, sur la flexibilité méthodologique :
« J’ai testé beaucoup d’outils, mais Bilan+ est la première plateforme qui s’adapte à ma méthode et pas l’inverse. J’ai pu importer mes propres questionnaires en quelques minutes, et Billy m’aide à structurer mes synthèses sans perdre ma patte. »
— Eugénie Didier, consultante en bilan de compétences
C’est précisément l’objectif : non pas un outil qui standardise les pratiques, mais un outil qui augmente chaque consultant dans sa singularité.
Bilan+ est désormais ouvert
Bilan+ est aujourd’hui disponible pour l’ensemble des consultants en accompagnement professionnel en France — indépendants comme cabinets.
La tarification suit la réalité du métier : un paiement à l’unité (29 € HT par accompagnement, sans abonnement ni engagement) pour les activités en démarrage ou en complément, un abonnement Pro pour les volumes réguliers, et une offre Équipe sur devis pour les cabinets multi-consultants.
La boucle se referme
L’entrepreneuriat et la création de produit figuraient parmi les pistes issues de mon propre bilan de compétences. Ma consultante avait identifié que la combinaison entre compétences techniques, besoin de sens et envie d’impact pointait dans cette direction.
À l’époque, je ne voyais pas encore quelle forme cela prendrait. Aujourd’hui, je construis Bilan+ — un outil au service du métier qui m’a aidé à trouver ma voie. C’est peut-être la meilleure preuve que le bilan de compétences fonctionne : quelques années plus tard, on construit ce que l’on avait découvert devoir construire.
La suite
Nous n’en sommes qu’au début : une feuille de route riche (marque blanche avancée, nouvelles intégrations API métier, refonte du portrait comportemental…) et, surtout, une méthode — faire progresser Bilan+ à chaque échange avec un consultant qui nous partage sa réalité de terrain.
Si vous êtes consultant en bilan de compétences, indépendant ou en cabinet, et que vos outils actuels n’ont pas été pensés pour votre métier, nous serions ravis d’échanger : une démonstration de 30 minutes suffit pour voir ce que la plateforme peut apporter à votre pratique.
Et si vous connaissez des consultants que le sujet pourrait intéresser, n’hésitez pas à leur transmettre cet article.
Merci de votre lecture.
— Théo Tenaguillo, fondateur de Bilan+